Cette communauté autochtone autrefois prospère vit sur les berges de l'Aguarico (rivière au nord-est de l'Amazonie équatorienne). Son territoire s’étendant autrefois sur 7 millions d’acres répartis entre l’Équateur, la Colombie et le Pérou. De 30 000 personnes, la communauté Siekopai est passée à tout juste 1 600 personnes, qui survivent actuellement sur une parcelle de 50 000 acres de forêt tropicale. Cette parcelle est entourée d’exploitations pétrolières et de plantations (monoculture pour l’huile de palme).
La communauté lutte pour protéger leurs terres ancestrales et leur culture menacées par l’industrie de l’huile de palme. Afin de pouvoir refuser les offres des sociétés qui font pression pour remplacer des parcelles de forêt par des plantations exploitables, il est essentiel de trouver rapidement une source de revenus alternative.
La communauté Siekopai se tourne donc vers les arbres et les plantes ancestrales, en utilisant sa connaissance encyclopédique de la flore locale. Une des solutions trouvées est le palmier morete (Mauritia flexuosa), une variété locale dont les fruits peuvent être utilisés pour un grand nombre de produits : jus, confitures, desserts mais également huile de cuisson et produits de soin de la peau. Ces produits sont reconnus et recherchés en Équateur.